Olivier Apprill, auteur

  L’apoésie parle dans le vide. L’apoésie capte des forces. L’apoésie se tient en apesanteur. On adopte l’apoésie qui correspond à sa pathologie. L’apoésie est matérialiste, immanente, machinique, impersonnelle, mineure. Il y a une analogie profonde entre l’apoésie et la création radiophonique : c’est un art des surfaces.



Céline Azorin, illustratrice
Habite et travaille à Caen
http://www.la-tambouille.com


  Après avoir étudié aux Beaux-Arts de Caen en arts graphiques, et réalisé que tout restait à faire et à apprendre (la claque !!), j'ai tenté une première expérience au sein d'un journal local associatif, en tant que journaliste, maquettiste et graphiste.
L'expérience ne fut pas dénuée d'intérêt, et la confrontation avec le monde du travail fut une révélation : je voulais me donner du temps : à moi, et pas aux autres !
Indépendante depuis sept ans, malgré de grands moments de doute et de solitude, je continue mon petit bout de chemin. Tant que je peux aller au café quand ça me plaît – en terrasse quand il fait beau !...



Annick Bechet, auteure
Habite et travaille à Rennes

  Les lettres. Ces créatures étranges venues de la planète Alphabet. Leur destination : la terre. Leur but : faire connaître leur univers. Je les ai vues. Pour moi, tout a commencé par une journée très claire, le long d'une rue très fréquentée, alors que je cherchais un endroit sympa pour déjeuner. Cela a commencé par une grande fête où tous les gens chantaient et dansaient. Cela a commencé par l'atterrissage d'un vaisseau venu d'une autre galaxie. Maintenant, je sais que les lettres sont là, qu'elles ont pris forme humaine, et qu'il faut convaincre un monde incrédule que l'aventure a déjà commencé.



Thomas Félix-François, graphiste
Habite et travaille à Paris
http://thomas.ff.free.fr/cv/




Elise Fugler, auteure
Habite et travaille à Paris

J’ai entamé mon premier roman (de la SF) dès que j'ai su écrire des phrases entières. L'enthousiasme de mes lecteurs m'a dissuadée de dépasser le premier chapitre mais, longtemps plus tard, j'ai retenté le coup. Le problème c'est que pour devenir écrivain il faut non seulement se mettre à écrire, mais en plus, tâche affreusement ingrate, chercher un éditeur (beurk, beurk, beurk). Coup de bol : Les frigos ont horreur du vide et L'art du mou se sont retrouvés en librairie rayon polar. Parallèlement, tout en collectionnant des diplômes philosophico-scénaristico-cinématico-anthropologiques doublés de "gestion d'entreprise pour cadre et dirigeants", j'ai traîné mes guêtres à TF1 et Argos Films avant de me fixer (hum...) comme formatrice. Quant à l'avenir ? Eh bien, on verra !



Sébastien Gendron, auteur
Habite et travaille à Paris

34 ans. Père. Auteur d'une demi-douzaine de romans dont personne ne veut. Abonné au gaz. Possesseur d'un téléphone portable. Licencié d'études cinématographiques de l'université Michel de Montaigne Bordeaux III. Non fumeur. Amateur de Jean Patrick Manchette et de la Suède. Porté sur la pop anglaise et les films new-yorkais des années 90. Grand séducteur de caissières au moment de la remise des bons de réduction. Fondateur et trésorier d'un autofan-club SDG. N'aime pas la brandade de morue. Avec ça, si y en a encore que ma petite personne intéresse, je sais plus quoi faire de pire.



Fabien Lefèbvre, auteur
Habite et travaille à Granville

  Fabien Lefèbvre se dirige vers la sculpture après quelques petits boulots (tri postal, assurance, ébénisterie) et voyage. Sculpte depuis 1973, en autodidacte d'abord, puis se plonge dans l'histoire de l'art du vingtième siècle et s'en nourrit. Sculpteur sur bois au départ, il aborde ensuite d'autres matériaux et techniques et affectionne particulièrement les assemblages. Plus à l'aise dans le volume, il ne s'interdit pas le collage et la peinture, l'écriture. Pendant dix ans, travaille enssentiellement sur la récupération marine, mais aborde toutes sortes de récupérations possibles, industrielles, déchets ménagers, ferrailles et construit de façon ludique des pièces qu'il expose dans son atelier de Granville, Le Bazar. Intervient dans le milieu scolaire depuis 1991, et propose des stratégies ludiques fondées sur des concepts simples. Travaux en atelier mais également dans la nature, la production doit se situer quelque part, elle a un sens par rapport à un environnement.



Julia A. Lyson, auteure
Habite et travaille à Paris

Alors là, c’est vraiment la première fois, mais la toute première fois, qu’on me demande d’écrire ma bio, quoique, à la réflexion, c’est moi qui ai lancé cette idée de nous présenter sur le site, alors me voilà bien attrapée, sauf que, si je ne l’avais pas eue, cette idée, peut-être que personne ne serait jamais venu me demander de raconter ma vie pour le plus grand bénéfice de tous, et peut-être qu’alors je n’aurais jamais eu l’opportunité, la chance même, de me livrer si publiquement, de partager un peu de mon enfance, de mon parcours, de mes influences, des expériences et des rencontres qui m’ont construite, de ma vie, quoi, et d’avoir droit moi aussi à ce traitement de VIP, réservé à ceux qui prennent la parole sur les ondes et les antennes, et ce jusque dans les colonnes people des programmes télé. Quoi, c’est déjà fini ?!? #&@%µ$§



Alice de Miramon - (Blue), Illustratrice
Habite et travaille au même endroit.
www.alicemagicgarden.com

L'angoisse de la page blanche... Soit je raconte tout soit je reste floue.

Allez ! Soyons flous !

Mon papa m'a dit un jour à l'âge de 5 ans : « c'est bien !!! bravooooo ! tu as dessiné un tracteur ».

C'était juste un amas de traits, ça m'a motivée, j'ai continué.

Maintenant que j'y pense, quand on fait le compte, ça m'a vraiment pris beaucoup de temps.



Frédéric Moret, graphiste
Habite à Paris Belleville

Quand je suis très petit, je vis en banlieue. J'ai un jumeau et deux sœurs jumelles. À 4 ans, je me casse une jambe en tentant d'escalader un premier étage (heureusement, pas de princesse dessus. juste une tante effarée). J'adore la pâte à modeler. À 7 ans, mon père s'en va. Nous regardons des films avec Robert Redford et Paul Newman (qui lui ressemblent). Nous écoutons François Béranger. Vers 8/9 ans, je tombe amoureux de Nadine Lebras (route de Tours à Laval). Je tombe également de vélo (quatre points de suture). Ces deux chutes me laissent des traces. Vers 12 ans, je fabrique des badges en plastique avec Solidarnosc marqué dessus. À 17, je lis Martin Eden. À 24, je fais semblant de chanter la marseillaise en remuant juste les lèvres (ça marche pendant dix mois). Après, je gagne plus ou moins ma vie comme graphiste free-lance. Je pars en Allemagne quelques années. Mon boulot m'ennuie un peu alors je fais du Zinc pour compenser. J'ai un cheval fou et nous partons au triple galop en pleine forêt. Je vis à Berlin, puis je reviens à Paris. J'écoute toujours François Béranger qui vient de mourir. Maintenant, je ne suis plus free-lance. Je n'ai plus de problèmes d'argent, plus de problèmes de cœur non plus (je le consacre à l'ouvrage). Voilà.




Nathyi, illustratrice
Habite et travaille à Strasbourg
http://nathyi.natui.free.fr

TEL EST MON QUOTIDIEN !

Observation accrue et perpétuelle de mes voisins de table, de vie, de bar, de concerts…
Mélange de matières, poursuite de visages, d'attitudes par le trait courant sur le papier… (crayons, encres, gravures, carnets de croquis, peinture…)
L'envie et le besoin de toucher les émotions de près.




Laurent Peyronnet, auteur
Habite à Paris et travaille dans le grand Nord

Annonce référence 3455667 :
cœur à prendre

Jeune homme incisif mais de bonne éducation recherche femmes tendres ayant bon goût. Mes amis me trouvent sympathique, propre, méticuleux et très doué pour les travaux manuels. Je recherche quelqu’un de gentil qui s’ouvre facilement.
Mes passions sont :
Les longues courses à pied dans la campagne, les petites parties de cache-cache, les parkings de supermarchés, la chasse…
Je me trouve plutôt séduisant sur la photo. Pas toi ?
Alors, si tu es attirée par une aventure hors des sentiers battus, nous pourrions faire un bout de chemin ensemble (je connais un joli petit bois bien tranquille et j’ai un plaid dans le coffre de ma voiture).
Je mesure un mètre soixante quinze… mais jamais la portée de mes actes.
J’ai le gourdin facile.
Je suis attachant.

Je suis ton ami.



Mael Souffez Despré, sculpteur
Habite et travaille à Paris
www.tadcoz.com

« Qu’est-ce qu’une tête ? »
Je reprends la question là où Alberto Giacometti l’a laissée en suspens, dans la série des trois bustes ultimes : Lothar I, II et II … Je cherche une expression épurée, un style sobre et frémissant où les notions de plaisir et de joie initient et prolongent chaque geste plastique pour traduire en volumes (sculpture) ou en illusions de volumes (dessin), la vibration de la vie dans le regard. Je m’intéresse aussi de près au dessin sur le motif, au paysage, aux chorégraphies des corps dans l’espace et le temps… Mes influences : Rembrandt pour l’insoutenable légèreté de ses lavis, Egon Schiele pour l’acuité de son trait, Nicolas de Staël pour la force irrésistible de ses masses, Zoran Music pour la vibration de sa lumière.



Béatrice Villemant, graphiste